n³, c'est 150m² d'espace en plein air où la nature, le numérique et le nomadisme fusionnent pour créer un environnement d'apprentissage unique en son genre.

Les pôles thématiques

Nous ne sommes pas simplement dans une salle de classe en plein air, c'est un véritable laboratoire vivant. 

Ici, nous explorons la micro-agriculture urbaine dans notre "Tiny Garden", transformons les déchets organiques en or brun à "Freaks City", et découvrons l'aquaponie connectée avec "Farmflow". Nos amis à poils ​et à quatre pattes, Murena et Yaya, les chats de la "Dar des chats", ajoutent une touche de douceur et de bien-être à notre environnement...
 
À n³, chaque espace est une invitation à l'expérimentation, à la découverte et au partage des connaissances.

 

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micropotager urbain

🌱 Le tiny garden

Nos capucines ont des fleurs comestibles au goût poivré—une surprise piquante !

Un jardin au pied des salles de classe
Un laboratoire vivant des cycles biologiques, démontrant la résilience des écosystèmes.
Le Tiny Garden est bien plus qu'un simple potager. C'est un véritable laboratoire vivant où les élèves cultivent des plantes aromatiques, des légumes anciens et des fleurs mellifères, tout en découvrant les secrets de l'agroécologie.
De la pousse à la récolte, chaque étape est l'occasion d'apprendre et d'expérimenter. Ici, on met les mains dans la terre pour mieux comprendre les cycles du vivant ! 

Le Tiny Garden représente le cœur historique de n³, son premier élément fondateur. Ce qui était initialement un modeste coin de verdure s'est progressivement développé pour devenir un véritable laboratoire de micro-agriculture urbaine.
L'espace comprend deux zones distinctes mais complémentaires :
- Les jardinières surélevées sur la dalle de béton (initialement sur la base de bottes de paille cultivées)
- La zone en pleine terre (celle-ci était initialement de mauvaise qualité).

Cet espace abrite une forte diversité végétale, sélectionnée pour ses fonctions écologiques, pédagogiques et pratiques.
Le sol est l'élément fondamental de tout jardin, même urbain. À n³, nous appliquons une approche holistique inspirée de l'agroécologie moderne : fertilisation naturelle (compost, thé de compost, urine, purins...) et conservation des sols (non-labour, paillage, rotation des cultures.

Pour optimiser la croissance des plantes et comprendre l'impact des conditions environnementales, n³ utilise plusieurs outils de mesure. Ces outils offrent une dimension scientifique et expérimentale au jardin, permettant aux élèves de réaliser des projets basés sur des données réelles : pluviomètre, thermomètre de sol, station météo connectée avec trackeur solaire faite maison. 

En fin de compte, Le Tiny Garden s'inspire des principes de la permaculture, une approche de conception de systèmes agricoles durables dont voici les principes : prendre soin de la Terre, des Humains, et partager équitablement les ressources

Le compost nouvelle génération 

  Freaks City

Un déchet est simplement une ressource mal utilisée. En compostant, nous transformons un problème (l'élimination des déchets) en solution (la fertilisation naturelle).

Freaks City constitue le centre névralgique du recyclage de la matière organique à n³, transformant ce qui serait ailleurs considéré comme des déchets en un précieux "or brun".
Ici, les déchets organiques sont rapidement transformés en un terreau riche grâce au travail acharné de nos "employés" : vers de terre, cloportes et autres petites bêtes méconnues.
Le nom "Freaks City" reflète une vision positive de la diversité et de l'inclusion : dans cette "ville des marginaux", les organismes décomposeurs - souvent négligés ou considérés comme répugnants - sont célébrés pour leur rôle écologique essentiel. Bactéries, champignons, cloportes, mille-pattes et vers de terre y sont les citoyens d'honneur, travaillant ensemble à la transformation de la matière organique.
Cette zone démontre concrètement les principes fondamentaux de l'économie circulaire : rien n'est un déchet, tout est ressource.
Les élèves étudient cet écosystème fascinant et découvrent l'importance de la valorisation des déchets. Qui a dit que l'écologie était ennuyeuse ? 

 Le principe : les décomposeurs (cloportes, iule, champignons, vers… tout ce qui peut grouiller et faire peur) décomposent les déchets organiques issus de la cuisine, des restes de repas en les mangeant.
Petit à petit les déchets organiques se transforment en compost (terre riche en éléments nutritifs pour faire pousser les plantes).

Dès le moment où le Tiny garden a été créé, une zone dédiée au compost a également été créée. Cela permet d’avoir un apport de terre riche en permanence et surtout, cela permet de valoriser les déchets organiques que l’on produit.
Un lombricomposteur a été mise en place plus tard par un collègue (merci M. Benaïssa !) passionné de vers de terre (si si, cela existe !). C’est un système très efficace.

Freaks City intègre plusieurs approches complémentaires de compostage, chacune avec ses spécificités : 
- Le composteur classique « en bac »
- Le lombricomposteur (système très efficace où ce sont principalement les vers de terre qui travaillent, cela génère en plus un thé de compost. Un très bon engrais naturel)
- Le compostage en tranchée (on enterre directement les déchets organiques dans la terre du potager).

Freaks City offre un laboratoire vivant pour l'étude des processus de décomposition. Les décomposeurs travaillent ensemble pour créer un sol vivant et fertile, capable de nourrir les plantes naturellement.
Freaks City illustre parfaitement le concept de circularité à l'échelle locale : les déchets des récoltes retournent au compost, les plantes nourries par le compost produisent de nouvelles récoltes, le système s'auto-entretient avec un minimum d'intrants extérieurs

elevage d'insectes

🐜Insectolopolis

Un terrarium géant pour phasmes et compagnie. Un "Où est Charlie ?" avec des pros du camouflage. 

Une fenêtre ouverte sur le monde fascinant des arthropodes.
Vous avez dit étrange ? C'est normal, vous êtes à n³ ! 
Le terrarium abrite une joyeuse colonie de phasmes, ces drôles d'insectes qui ressemblent à des brindilles. Ils ont pour compagnie de charmantes mantes-religieuses ou encore d'autres invités surprises.
Mais attention, ils sont sous haute surveillance : des capteurs mesurent en permanence la température, l'humidité et la luminosité de leur habitat pour assurer leur confort.
Les arthropodes sont le groupe d'animaux le plus diversifié sur terre. Et pourtant, souvent il suscite d'injustes craintes ou idées reçues.

Le terrarium géant d'Insectopolis est né d'un besoin concret : le laboratoire du collège hébergeait un élevage de phasmes et de vers à soie, mais l'espace limité et la charge de travail pour les personnels techniques devenaient problématiques.
La population grandissante d'insectes méritait un habitat plus spacieux et plus accessible. 
La conception d'Insectopolis a suivi une démarche rigoureuse :  étude des besoins des espèces, établissement d’un cahier des charges, modélisation 3D du terrarium avec optimisation des paramètres environnementaux, fabrication par des menuisiers professionnels selon les plans élaborés, mise en place progressive de l'écosystème intérieur.
Insectopolis est à la se prévu pour accueillir des phasmes bâtons (Carausius morosus), maîtres du camouflage qui peuvent régénérer leurs membres perdus, et des Mantes religieuses (Sphodromantis viridis), prédatrices sophistiquées avec vision binoculaire et réflexes ultra rapides. 
Mais l'on y trouve également de nombreux invités spontannées : araignées, papillons, fourmis... 
Cette diversité crée un micro-écosystème autorégulé où chaque espèce trouve sa niche écologique. 
Insectopolis est également suivi et contrôlé à distance par un système électronique DIY permettant son autonomie sur un temps long.

L'élevage d'insectes à n³ répond à plusieurs objectifs éducatifs et sociétaux. Il permet une sensibilisation à l'entomologie par l'observation directe des cycles de vie et comportements  et en démystifiant ce groupe animal souvent méconnu et victime de phobies. 
C'est également une solution pour l'alimentation de demain et permet d'introduire le concept d'entomophagie (consommation d'insectes par l'humain), ils constituent unes ource de protéines durable nécessitant moins de ressources que les élevages animaux traditionnels. D'ailleurs, dans de nombreux pays d'Afrique et d'Asie, certains insectes font partie des traditions culinaires. Ils constituent donc aussi une source de discussion concernant la diversité culturelle de perceptions des insectes.
Enfin, les insectes sont sources de nombreuses innovations technologiques modernes notamment dans les domaine du biomimétisme (invention du velcro par exemple) et du biocontrôle (utilisation d'insectes auxiliaires en agriculture).

maison pour chat

😺 La dar des Chats

Yaya a assisté à plus de cours que certains élèves. Et elle prend moins de notes.

Le palace de Murena et Yaya, nos chats royaux. Un nid cosy avec une chatière high-tech pour "Very  Important Cats" seulement !
La "Dar des chats" (littéralement "La maison des chats" en darija marocaine) est née d'une approche originale alliant bien-être animal et gestion écologique. La dar des chats a été construite à partir d’un vieux sommier de lit en bois, beaucoup de matériaux de récupération.
Murena et Yaya sont les mascottes de n³. Elles ont été prises en charge très jeune. Il s’agit de 2 chatons abandonnés qui seraient mortes si elles n’avaient pas été prises en charge. Elles ont donc été élevées au lycée et sont habituées aux élèves (même si Murena reste très peureuse). Il n’est pas rare de croiser Yaya dans la cour du collège.
L’idée de mettre en place une maison pour les chats est en lien avec le règlement de l’établissement concernant la gestion des chats. Les chats sont accueillis dans certaines zones de l’établissement, ils ne peuvent pas être nourris n’importe où afin d’éviter d’en attirer trop. 

L'espace félin a été conçu avec soin pour répondre aux besoins naturels des chats tout en s'intégrant harmonieusement à l'écosystème n³. 
La présence de nombreux perchoirs, plateformes, caches, arbres, satisfont l'instinct naturel des félins d'observer depuis les hauteurs.
La maisonnette qui les accueille est isolée les protégeant des intempéries.
C'est un logis tout confort : couches doublées lavables en PVC, zone d'alimentation et permettant de proposer de la nourriture pendant un mois entier, zone de sieste, jouets, déco féline.
Son accès est contrôlé. L'entrée de la dar des chats est une chatière électronique qui détecte les puces vétérinaires de Yaya et Murena et ne permet que leur entrée à elle. Cela évite d'attirer trop de chats et respecte le règlement du lycée (une zone de nourrissage officielle existe pour les chats errants).
La présence des chats à n³ dépasse largement leur fonction initiale de contrôle des rongeurs. 
Elles ont un véritable rôle pédagogique de sensibilisation au bien-être animal, d'observation du comportement félin, ou de réflexion sur la place des animaux domestiques dans les écosystèmes urbains.
Leur revêt également une véritable dimension sociale. Les félins ont un effet apaisant reconnu, elles créent un point d'attraction pour tous les visiteurs, et promeuvent le développement de l'empathie et du respect envers les animaux. 

Les chats ont bien entendu une place importante au Maroc mais il est également prouvé par de nombreuses études que ces animaux de compagnie ont de nombreux effets positifs dans les écoles et les milieux professionnels (moins de stress, côté apaisant, augmentation de la production, apaisement des rapports entre les individus…).
C'est aussi pour cela que nous avons décidé de faire une exception pour ces 2 chats en accord avec l’administration. Contrairement à la majorité des chats de l'établissement, elles sont vaccinées et stérilisées.

Aquaponie 2.0

🐟 Farmflow

Quand les poissons nourrissent les salades et que les salades prennent soin des plantes.

L'aquaponie repose sur un principe millénaire optimisé par la technologie moderne.
C'est un système qui combine l'aquaculture (élevage de poissons) et l'hydroponie (culture de plantes sans sol) dans un écosystème symbiotique.
Farmflow représente le système le plus techniquement avancé et spectaculaire de n³ - une fusion des principes biologique et technologique.
Ce système connecté fait maison accueille poissons, plantes et micro-organismes dans un écosystème autonome. 
Dans un système d'aquaponie, les déchets des poissons nourrissent des bactéries, qui nourrissent des plantes, qui en retour filtrent l'eau pour les poissons. 
Un cycle vertueux augmenté par les technologies de l'Internet des Objets !

Le projet Farmflow est né d'un défi lancé à un groupe d'élèves passionnés de sciences et d'écologie. Ils ont travaillé sur ce projet pendant leurs temps libres, souvent jusqu'à tard le soir. Ils ont proposé leur projet à un concours, l'équipe ont impressionné le jury en remportant le premier prix face à des équipes de l’ensemble du Maroc.
Le projet a donné lieu à la création de 4 prototypes, dont un fixe de gros volume (celui qu’on voit à n ³), d'une start-up virtuelle, d'un site internet.
Ce prototype a un aquarium d'environ 700L, d'une zone potagère remplie seulement de graviers, et une zone de culture verticale construite en gouttières.
Farmflow illustre parfaitement la dimension "Numérique" de n³ avec son système de surveillance et de contrôle à distance. Tout y est automatisé, le système peut rester autonome pendant plus d'un mois. Des notifications (nourriture, eau...) sont régulièrement envoyé. En cas de besoin, on peut agir de l'autre bout de monde pour le contrôler.

Farmflow accueille un écosystème riche peuplé des poissons (poissons rouges, carpes koï, tilipias, plécos), bactéries nitrifiantes (Nitrosomonas, Nitrobacter...) vers de terre, légumes du potager (basilic, salades, fèves, tomates, menthes...) et leurs pollinisateurs de passage. 
Le système fonctionne en boucle fermé, est très économe en eau, ne produit pas de déchets, génère une forte production alimentaire, et fait preuve de résilience face aux aléas météo. En réalité, l'aquaponie est reconnue et conseillée notamment par la FAO (Food and Agriculture Organisation) notamment dans les zones arides et en développement, donc le Maroc.

gestion fine de l'eau

💦L'or bleue

L’eau, c’est précieux, et on la chouchoute. Chaque goutte est une star. 

Dans un contexte de changement climatique et de raréfaction des ressources en eau, notamment au Maroc, n³ met en valeur des solutions pour une gestion optimale de cette ressource précieuse. 
On intègre plusieurs techniques et technologies complémentaires pour minimiser la consommation d'eau tout en maintenant des conditions optimales pour les plantes.
Au-delà des économies, des systèmes de captage et recyclage sont en oeuvre.

La question de la gestion de la ressources est apparue en même que le Tiny Garden, aux origines du projet donc.
Pour économiser, on utilise :
- l'irrigation au goutte-à-goutte : un réseau de tuyaux micro-perforés distribuant l'eau directement au pied des plantes. Réduction de 60% de la consommation par rapport à un arrosage classique. Limite l'évaporation et du développement de maladies fongiques
- un minuteur programmable :  automatisation de l'arrosage selon les besoins saisonniers, fonctionnement aux heures optimales (tôt le matin, tard le soir.
- des oyas : jarres en terre cuite qui libère l'eau progressivement dans le sol en fonction de la sécheresse de le terre. C'est une technique ancestrale remontant à plus de 4000 ans. L'économie d'eau est estimée à 50-70% par rapport à l'arrosage de surface.
- le paillage : couches protectrices de matériaux organiques (paille, fibre de coco, feuilles mortes) repandues sur la terre. Cela réduit l'évaporation jusqu'à 80% et régule la température du sol. Petit la matière se décompose en enrichie le sol.
Pour récupérer et valoriser, les solutions sont :
- la récupération de l'eau de pluie du toit du bâtiment adjacent par gouttière dans une cuve de 1000L. Cette eau sert pour la potager et alimente automatiquement l'aquaponie en cas de besoin.
- le circuit fermé de l'aquaponie : réutilisation continue de la même eau, enrichie naturellement. Les pertes sont minimales, uniquement dues à l'évaporation et l'absorption par les plantes. Les économies vont jusqu'à 90% d'eau par rapport à des cultures conventionnelles séparées.

Au Maroc, pays confronté au stress hydrique, ces techniques ne sont pas seulement éducatives - elles représentent des solutions concrètes pour l'agriculture de demain. 
Chaque goutte compte, et à n³, nous démontrons comment faire plus avec moins.